« Ce à quoi je suis confrontée la majeure partie du temps, c’est la bureaucratie : faire des papiers. » Témoignage d’une agricultrice de la Creuse.

Propos recueillis par Bartolomé Lenoir.

P : Il s’agit d’une exploitation d’élevage. Nous sommes trois associés naisseur engraisseur en bovins limousin. Avec un cheptel de 160 vaches. Nous exploitons 200 hectares, avec 48
hectares de céréales et maïs autoconsommés sur exploitation, et tout le reste en herbe, soit en prairie temporaire, soit en prairie permanente (réparties en 50/50). Une grosse centaine d’hectares en foin, enrubannage et ensilage qui
sont redonnés pendant la période hivernale, où nous sommes dépendants de la nature.

BL : Êtes-vous propriétaire de vos terres ?

BL : Y-a-t-il des droits de succession sur ces terres ?

BL : Êtes-vous concernés par le pacte Dutreil ?

BL : Quel est votre quotidien à l’exploitation ? Comment se déroulent les vacances ?

P : Le quotidien, c’est déjà 365 jours sur 365. Les bêtes se nourrissent tous les jours. L’été, les bêtes sont dans les pâtures, mais il faut entretenir les clôtures et les changer régulièrement. L’hiver, les animaux sont en bâtiment, il faut reprendre les fourrages récoltés en été. Les limites de la période hivernale peuvent dépendre : ce n’est pas comme à l’usine, où on pointe tous les matins. Là on vient de terminer les semis de céréales qu’on finit en octobre normalement. La période hivernale a ainsi
commencé le 20 novembre et elle peut se terminer à partir du 15 mars jusqu’au 15 mai. Tu ne peux pas fixer, chaque année, des dates de vacances. Nous sommes tributaires de la météo.

BL : Quels sont vos horaires ?

BL : Vous travaillez aussi le samedi et le dimanche ?

BL : Et donc pour les vacances ?

BL : Quel est l’impact du changement climatique sur votre profession ?

P : On est obligé de s’adapter au changement climatique. L’enrubannage, c’est quand même quelque chose qui a un peu bouleversé notre quotidien : on n’en faisait pas. Maintenant, on en fait de plus en plus. Cela nous permet de récolter
du fourrage de plus en plus tôt, pour avoir de la repousse derrière. Il faut s’adapter. L’agriculteur s’adapte au changement climatique et aussi au bon vouloir des politiques… C’est ce qui est le plus dramatique !

BL : Comment gérez-vous financièrement votre exploitation ?

P : C’est compliqué. La trésorerie est très compliquée. Quand tu as une vente, tu as une facture aussi… Certes, la viande a augmenté mais les charges aussi. Aujourd’hui, nous vendons en-dessous du coût de production. La loi Egalim I et II est inapplicable en l’état.

BL : Comment se passe votre rémunération ?

BL : Vous parvenez à joindre les deux bouts ?

BL : Que pensez-vous des wokistes, des vegans, des mouvements très urbains ?

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